C’est ainsi que Jean-Luc Porquet a titré son article du Canard de cette semaine, et comme je ne saurai faire mieux, je le lui pique sans vergogne. Mais comment résumer mieux ce rassemblement citoyen des 15 et 16 mai 2010 au plateau des Glières ?
3000 personnes rassemblées dans le froid, sans banderoles ni tracts, juste des citoyens réunis autour d’idées simples et fortes, d’une conception toute citoyenne de la démocratie et de la politique. Pas de parti politique affiché donc, mais bel et bien de la politique au premier sens du terme, n’en déplaise aux élus de par chez nous. De l’émotion aussi, à se retrouver en présence de ces mamies et papis qui se sont battus et nous disent, émus, eux par notre nombreuse présence, continuez la lutte !
Revenons au forum du samedi après-midi, qui réunissait Olivier Valade (historien, connu des vertacos qui étaient à la salle des fêtes de Saint-Martin le 12/11/2009), Jean-Luc Porquet (Canard Enchaîné), François Ruffin (Fakir), Gilles Perret (réalisateur de Walter notamment), et Martine Orange (rue89). Les intervenants ont tour à tour repris les points du programme du Conseil National de la Résistance aujourd’hui attaqués, en les replaçant dans la perspective des 30 dernières années, les prémices des premières “réformes” remontant à 1983… Du côté de la salle, beaucoup de monde : j’ai compté au moins 500 personnes, et comme disait Ruffin “sans compter les milliers dehors qui n’ont pas pu rentrer !”
Ensuite, avec les interventions du public, le débat a pas mal tourné autour des retraites sans qu’on parvienne bien à attraper le problème, sans finir par parler emploi, plein emploi, productivité, croissance… On sent bien que le problème est délicat à aborder avec les mots et concepts qu’on nous a forgé, trop de mots pièges, trop de mots qui nous enferment dans une réflexion balisée et à sens unique. Une pensée du premier intervenant m’a toutefois interpelé, le monsieur a dit en substance : en passant du mode de retraite par répartition à celui par capitalisation, on fait passer la base de calcul des retraites de quelque chose de tangible (la production réelle du travail) à une hypothèque sur de l’argent qu’on n’a pas encore (les revenus supposés du capital), c’est à dire que l’on fait peser directement la dette sur nos enfants/petits-enfants voire tous ceux qu’on devra plumer pour parvenir à payer. Dommage qu’à ce moment là, François Ruffin n’ait pas rebondi tout de suite sur le glissement du calcul de l’indice des salaires vers le PIB, qui d’après le dernier Fakir (et des remarques venus plus tard dans le forum) explique pour une bonne part le glissement de la valeur ajoutée du salaire vers le capital que l’on observe depuis 1983, du coup la discussion est partie ailleurs… avant d’y revenir.
S’il faut causer d’économie, c’est plus compliqué là : nous sommes bien moins à l’aise avec ça car pas appris à l’école pour une bonne part d’entre nous. Or c’est peut-être bien justement dans ce domaine qu’il serait utile d’apprendre afin de mieux en maitriser les concepts et savoir mieux décrypter la propagande qu’on nous sert quotidiennement. C’était l’objet justement d’une autre intervention du public sur l’argent-dette. Il ‘était pas facile depuis la salle de se lancer dans une telle démonstration, mais ça a été plutôt bien fait et concis. Développons un peu tout de même : les gouvernements autorisent les banques à créer elles-mêmes de la monnaie, indépendamment des volontés des élus ou des politiques de l’état, tout simplement à chaque fois qu’elles prêtent de l’argent ! Elles ont certes une obligation de gage, mais la somme qu’elles prêtent est créée de toutes pièces au moment même de la signature du contrat. Pour le détail, j’ai trouvé plein de docs, mais commencez donc par celle-ci : http://citoyen.morenon.fr/ZCi-Monnaie-Emprunt01.html sur le site perso de Jean-Pierre Morenon, c’est lui qui est intervenu dans la salle. Jusque là tout va (presque bien) : l’état vient seulement de se faire déposséder de son droit de contrôler la création monétaire. L’emprunteur, une fois l’argent empoché, va le rembourser progressivement, annulant sa dette et… détruisant l’argent créé précédemment. Finalement, on pourrait dire que ce n’est pas si mal puisque l’argent a existé pour un temps qui correspondait à un besoin et qu’à la fin il disparait puisqu’on n’en a plus besoin. Mais avez-vous jamais remarqué une petite chose toute bête ? La banque réclame des intérêts ! Quelle nouvelle me direz-vous, mais puisque tout le capital prêté est amené à disparaitre, d’où vont venir les intérêts ? Les intérêts ne peuvent provenir que d’un autre prêt qui a lui-même créé de l’argent dont une partie sera utilisée pour payer les intérêts du premier… et ainsi de suite. Le système est condamné à créer de l’argent par prêts successifs pour que les intérêts des prêts précédents puissent être payés. Et lorsqu’on regarde les courbes, on constate bien vite qu’il faut que la croissance des prêts soit exponentielle pour que tous les intérêts puissent être payés. Cet état de fait étant impossible dans la vraie vie, sauf à laisser galoper l’inflation ce qui ne s’est guère vu dans les dernières années, il est indispensable pour l’équilibre du système que certains prêts ne soient pas remboursés ! Ou la faillite comme élément constitutif du système et nous, des hamsters dans une roue. J’arrête là pour l’instant la démonstration mais j’espère bien avoir un peu de temps pour y revenir plus longuement, car ce sujet me semble très important, sinon primordial pour une bonne déconstruction du système.
18h : il est temps de quitter le forum, tant pis on en loupera un bout. En effet, au cinéma de Thorens-Glières est projeté un film intitulé : Les Réquisitions de Marseille (mesure provisoire). Ce documentaire retrace les réquisitions de 15 entreprises de Marseille par le Commissaire de la République d’alors, Raymond Aubrac, et redonne voix à des anciens ouvriers des Aciéries Du Nord qui ont fonctionné pendant trois ans, de 1944 à 1947 en autogestion.
Comment là encore on découvre des pans entiers de l’histoire de France discrètement passés sous silence par les manuels d’histoire. Vous pensez : une gestion d’entreprise par ses travailleurs, ça fait un peu tâche et ça risquerait de donner à réfléchir !
Si on parvient à organiser le médiafest cet été, je crois que ce documentaire devrait en faire partie. Ou bien à une autre occasion, mais il est important à voir : entre les témoignages des ouvriers, celui de Raymond Aubrac, l’histoire incroyable de ces ouvriers, avec la fin qui tue : retour des actionnaires, remboursement de ceux-ci, et l’histoire du capitalisme reprend son cours…
Enfin repus d’informations et d’idées, nous sommes rentrés chez Pierre, notre hôte, qui avait proposé de l’hébergement militant par l’intermédiaire des organisateurs du week-end. On y réfléchissait pour les rencontres Jean Prévost de cet été, alors c’était l’occasion de tester ! Et pour un coup d’essai, c’était plutôt réussi parce que ça a abouti à une vraie rencontre, attablés à dix dans le salon autour d’un repas sur le pouce fabriqué avec tout ce qu’on avait sous la main et dans les placards. Bref, une bonne tranche de vie !
Dimanche matin 9h30, nous commençons la montée vers le plateau des Glières, chauffage à fond dans la voiture… Les nuages semblent dégager un peu l’accès au plateau et découvrent une fine couche de neige qui donne aux arbres un relief particulier. Les premières falaises : du calcaire, on se sent comme à la maison. Comme à la maison aussi, un vieux graffiti à même l’herbe du talus nous rappelle l’origine de tout cela : “Vive Sarko”, tiens on l’avait presque oublié celui-là, d’ailleurs finalement il n’est pas le sujet du rassemblement du jour, c’est plutôt le programme qu’il porte et qui a déjà été porté par d’autres avant lui, et que porteront les suivants si l’on n’y prend garde.
Premier arrêt : parking covoiturage, on s’entasse un peu plus dans les véhicules ce qui permet d’en laisser déjà quelques uns pour ne pas engorger le parking là-haut. Puis on passe une rangée de cars, et on s’arrête… presque en face du monument. Ça fait quelque chose d’être là, aujourd’hui. Des gens arrivent de partout, quelques uns à pied ou à vélo, mais vu la météo l’essentiel est encore en voiture : faudra qu’on pense à s’endurcir un peu !
Enfin, tout le monde se rassemble autour de la petite estrade près de l’Auberge des Glières, pas envie de s’allonger sur l’herbe spongieuse du talus non, on reste debout le cou rentré en tapant des pieds…
Didier Magnin, président de l’association CRHA lance la tribune en même temps qu’arrivent les premiers flocons de neige, nous appelle à créer une utopie réaliste, programme politique et social pour le XXIème siècle, puis la sono nous envoie un court message de Stéphane Hessel, enregistré la semaine d’avant. Un message court et tout simple hein, rien d’extraordinaire, sauf que sa voix suffit à me réchauffer, je regarde autour de moi : je ne suis pas le seul. On applaudit chaleureusement.
Walter Bassan : tête nue, cheveux au vent, Walter évoque la mémoire d’Amédée Guy, député de Haute Savoie en 1940 qui, le 10 juillet fit partie des 80 parlementaires ayant voté contre l’attribution des pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il nous raconte son histoire dont je n’ai malheureusement pas retenu tous les détails (mais on peut en retrouver une partie sur sa notice de Wikipedia), mais insiste sur l’engagement, la force de l’engagement et son importance en ces moments : s’il n’y en avait eu qu’un seul, c’est celui-ci qu’il fallait être.
Odette Niles : le récit de son parcours m’a retourné, des petits bouts de vie, simples, d’un camp de prisonniers à un autre, la rencontre avec une autre bande de jeunes communistes, internés eux aussi, et à travers la grille, la parole, la vie, et un interlocuteur désormais célèbre : Guy Môquet. Et quelle énergie enfin lorsqu’elle évoque le présent et l’avenir, quelle émotion dans sa manière de nous remercier et de nous engager à lutter, ou plutôt continuer cette lutte sans fin pour la liberté. On se découvre une grande force dans cette filiation de la résistance, le programme du CNR nous aide beaucoup à ancrer nos revendications dans le réel face aux critiques nous traitant d’utopistes. Merci Odette.
Didier Poupardin : grande barbe blanche et doigts gelés, il a eu droit à quelques bouffées d’air qui cherchaient à lui piquer son papier. Malgré tout, il a réussi à nous donner lecture d’une jolie leçon de sécurité sociale actuelle, et de la manière dont les normes et règlements actuels cherchent à morceler les remboursements, grignotant petit à petit la notion d’universalité et de solidarité de l’institution, lui faisant perdre ainsi son objectif initial. Didier Poupardin est médecin de quartier à Ivry, et dans l’exercice de ses fonctions rencontre des patients atteints de maladies de longue durée, des ALD dans le jargon médical. Il faut savoir qu’il y a une dizaine d’années, les ordonnances d’ALD ont été divisées en deux parties (ordonnances bizones) : une partie des médicaments étant remboursés à 100%, l’autre partie pour les médicaments remboursés au tarif normal. Il a commis depuis 10 ans le grand crime de ne placer les médicaments que dans la première partie pour ses malades, considérant qu’il les traitait de façon globale et que ses actes thérapeutiques concernaient tous l’affection de ses patients. Aujourd’hui la CPAM lui réclame dédommagement pour les préjudice qu’il aurait fait subir à l’Assurance Maladie !
Dominique Liot : un Robin des Bois de chez EDF, blouson noir et bonne gouaille, du genre à parler debout sur un tonneau à ses camarades (ou bien c’est juste l’accent qui m’a fait cet effet), bref ça chante et on ne s’endort pas. Il nous fait un récit vivant de leur lutte du printemps 2009 à EDF, qui a permis de maintenir toute une section technique promise à l’externalisation, lutte que les grévistes ont conclu en beauté en rétablissant l’électricité dans un foyer qui en avait été privé. La direction a voulu se venger de la lutte gagnée en s’en prenant à l’acte “violent” de remise du courant et l’a condamné à 21 jours de mise à pied. Mais au final, 21 jours nous dit-il, ce n’est pas si cher payé par rapport à ce qu’on a fait, alors je ne lâche rien ! C’est sûr qu’il doit énerver sa direction cet ardent défenseur du Service Public, lorsqu’il dit publiquement leurs actions et leurs notes internes : après la remise de courant qui lui a valu condamnation, le couple concerné a reçu une facture d’EDF d’un montant de 400 euros, dont 370 représentaient des frais divers liés à la coupure administrative de l’énergie ! Ou lorsqu’il nous informe que des cadres d’EDF à la suite de la tempête de 1999 prétendaient qu’il était plus économique de rétablir le courant là où les arbres avaient coupés les lignes que de pratiquer l’élagage préventif…
François Ruffin : Il arrive emmitouflé, tellement que je ne l’ai pas reconnu tout de suite, pourtant on l’avait vu la veille au forum. Ah les jeunes, y tiennent pas si bien le froid que les vieux tiens ! Son discours commence avec humour sur le thème, j’ouvre ma gueule certes, mais je ne suis pas résistant comme ceux qui viennent de passer (Walter, Odette), jusqu’à présent je n’ai rien risqué à l’ouvrir que des procès… certes un bon nombre, mais jamais aucune atteinte à mon intégrité physique. Nous ne vivons pas dans la même période. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire, et d’enchainer sur la liberté de la presse et son indépendance, totalement illusoire aujourd’hui. Au point que dans l’école de journalisme qu’il a suivi, jamais en deux ans il n’a été question de ce court passage du programme du CNR sur l’indépendance de la presse, alors même que cette école, le Centre de Formation des Journalistes, a été créée par deux résistants : Philippe Viannay et Jacques Richet. Il nous a conté ses années de formation où l’on parlait produit, information, marché, marque (Le Monde est une marque forte)… bien loin des idéaux du Conseil d’alors… Et comment dans le monde actuel renverser la vision sur les retraites, la sécu, etc. si les journaux et leurs journalistes sont unanimement ou presque à la botte des possédants et des marchands d’armes ? Comment faire comprendre que le trou de la sécu ou des retraites n’en est pas un, mais le résultat d’un Hold-up Tranquille qui s’opère depuis 30 ans, si aucun média d’importance aujourd’hui ne conteste la thèse officielle ?
Serge Portelli : l’auteur de Ruptures en 2007 et du Sarkozysme sans Sarkozy est magistrat, et quand il parle, il fait parfois froid dans le dos. Il sait manier la langue et rester de marbre lorsqu’il nous annonce sans ciller que nous vivons dans un “état limite”, qui sans être un régime autoritaire, n’est déjà plus une démocratie. J’ai parfois ce sentiment, que j’avais maladroitement tenté d’exprimer à Die avec Walter Bassan lors de la discussion qui avait suivi la projection du film de Gilles Perret ; mais je me dis aussi : “allez, tu noircis le tableau là”… Serge Portelli lui soutient l’argument et démontre son propos qui, présenté ainsi, fait peur. Les fichiers se multiplient : STIC, Edvige, le FNAEG (invention d’un gouvernement dit “socialiste”, bien loin des engagements d’Amédée Guy cité plus haut, qui était membre de la SFIO). Le redécoupage de la carte des tribunaux (qui inclut également la disparition de 40 ou 60 tribunaux de prud’hommes) qui éloigne la justice du citoyen et ne lui permet plus de se défendre correctement. Mais parfois l’engagement paie, et il cite l’exemple de la lutte contre la suppression du juge d’instruction, gagnée pour l’instant, mais il ne s’y trompe pas : ils reviendront à la charge. Nous vivons dans une période, dit-il, sur laquelle on se penchera peut-être dans dix ou vingt ans en disant : “À ce moment là, tout était encore possible, ils auraient pu changer le cours des choses”. Ça donne à la fois le vertige et l’espoir.
Léon Landini : Alors là, les organisateurs nous ont trouvé un personnage ! Je ne le connaissais pas, mais c’est vraiment une rencontre. Léon Landini parle avec ferveur de son engagement dans la résistance dans les FTP-MOI, et plus précisément de son groupe “Carmagole-Liberté”. Pas de fausse modestie chez le bonhomme, il prétend avoir toujours été du “bon côté” déclenchant les applaudissements du public. Bon, en même temps on peut le comprendre : lui il sait qu’il ne parle pas lorsque Barbie l’interroge, moi je me le demande – sans toutefois être pressé de connaitre la réponse. Puis il nous reprend à la gorge lorsque, balayant ses faits d’armes de la main, il en revient à leur raison, leur justification : le sens de ces combats, c’est l’idée qui allait avec, et qui ralliait tous les résistants au-delà de leurs engagements politiques respectifs : l’antifascisme. Tout cela n’aurait eu aucun sens s’il n’y avait pas eu l’idéologie et l’espoir de changer le monde. “Les guerres sont toutes haïssables et indignes d’hommes civilisés“. Et face à la fascisation de notre monde aujourd’hui, il convient de résister, encore et toujours, avec les moyens d’aujourd’hui sans doute, mais sans laisser fléchir nos idéaux. Il est le seul des intervenants à avoir parlé des camarades Grecs qui subissent de plein fouet un programme de rigueur, et a précisé qu’à son sens nous ne perdions rien pour attendre !
En furetant un peu , j’ai trouvé un autre discours de Léon Landini, le 8 mai 2008 à Bagneux (à partir de 5′20″), qui ressemble beaucoup à celui qu’il a prononcé ce 16 mai. À déguster en attendant la mise en ligne des vidéos par les CRHA.
Une autre idée aussi (mais je ne suis plus sûr que ce soit de Léon Landini, ma mémoire me joue des tours) : c’est que rien n’est jamais perdu. Qui aurait prédit en 34 que deux ans plus tard le Front Populaire serait au pouvoir ? Qui pouvait imaginer en 1942 ou 43 que deux ans plus tard un programme de Sécurité Sociale serait en route ? Et qui peut dire aujourd’hui de quoi 2012 sera fait ? Tout est encore possible !
Après deux heures debout dans le froid, si au bout des doigts ça sentait l’onglée, dans le cerveau ça bouillonnait dur !
Hardi camarades, des journées comme ça, ça vous regonfle, vous rend prêt à affronter les pires fossoyeurs de la poste, d’EDF et de tout ce que vous voulez, sécu, éducation, police, justice… Prêt à soutenir leur parole prétendument technico-pragmatique, mais de fait idéologique (ça c’est une spéciale dédicace à mon receveur des PTT local…), prêt à tenir tête à mes pseudos élus qui ne font pas de politique (et réparer le réseau d’eau pour la faire vendre par Veolia, c’est pas de la politique ça ? Subventionner le réseau de fibre optique déployé par Bouygues pour le profit de Bouygues, c’est pas un choix politique ?) et prêt aussi à ne plus accepter cette unanimité des grand groupes politiques pour nous expliquer que la retraite c’est fini, la poste pareil, l’éducation pas loin, l’électricité n’en parlons même pas, grrr… j’arrête la liste car mon texte est déjà bien assez long. Non, fini, on a assez mangé de votre infâme brouet idéologique, la seule question qui vaille aujourd’hui n’est plus de savoir s’il faut s’insurger ou pas, mais quand ?
Et pour finir une petite revue de web :
- Citoyens-Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui : le site de l’association, je suppose qu’il y aura bientôt les vidéos en ligne, en attendant il y a déjà une belle revue de presse avec même des liens vers le Figaro ou le Monde qu’on ne fera pas ici !
- Mais ici on peut citer l’Huma, avec une belle page et un encart en une, et plusieurs articles sur son édition électronique : Aux Glières, résister se conjugue au présent, Ils n’auront pas espéré en vain ainsi que des réactions de lecteurs sur le thème “Pourquoi les valeurs de la Résistance vous semblent-elles actuelles ?“
- La voix des Allobroges, que je découvre en même temps que vous a fait un joli reportage photo sur le rassemblement.
- Jean-Luc Porquet a écrit un très bel article sur le Canard de la semaine (20 mai 2010)
- Article XI consacrait le 6 mai dernier un article au rassemblement des Glières et au livre “Les Jours Heureux”. Il est intéressant d’aller lire les commentaires, on y trouve pas mal de positions mélangées, y compris certains libertaires un peu réticents sur l’idéal du CNR sur le mode “t’as qu’à voir la France que ça a fait”… Alors pas d’accord avec tout, mais il y a de quoi alimenter la réflexion sur ce qui reste à construire à partir du programme du CNR, ce qu’il faut inventer pour produire un idéal actuel.
- Les FTP-MOI, une vidéo historique de l’Université de Toulouse le Mirail. Rien à voir avec les Glières, sauf que la verve du Léon Landini m’a amené un peu plus loin de ce côté.
- Là-bas y était, grâce à François Ruffin, qui après son passage à la tribune est allé poursuivre les intervenants jusqu’à l’auberge !
- Ah puis on ne finit pas ça sans se rappeler de l’appel des résistants de 2004, tout de même.
Michel.
Merci à Geneviève et Zélie pour les photos…



